Satz Nummer 980391
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Premier missile : http://www.cnrtl.fr/definition/auteure
http://www.granddictionnaire.co...index800_1.asp
http://66.46.185.79/bdl/gabarit...=1&id=3336
(http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3941)
Il est un peu tard (je revenais surtout pour remettre le site en marche), mais j'avais à un moment sous le bras un texte des recommandations à ce sujet qui allait plus dans le sens (bon évidemment pour la France), d'une utilisation du masculin (qui joue le role de forme neutre) pour éviter de tomber dans des dérives absurdes et grotesques du style "pompière" etc.
"L’Académie française ne s’oppose pas au principe de la féminisation en tant que tel : ainsi la huitième édition de son Dictionnaire avait-elle donné place à de nombreuses formes féminines correspondant à des noms de métier. Mais elle l’avait fait avec prudence et dans le respect de la morphologie de la langue. Or, si certains noms de métier possèdent une forme féminine bien ancrée dans l’usage et correctement formée, comme c’est le cas pour institutrice, laborantine, écuyère ou chercheuse, certaines formes imposées par la circulaire sur la féminisation, parfois contre le vœu des intéressées, sont contraires aux règles ordinaires de dérivation. Les termes chercheure, professeure, auteure, par exemple, ne sont aucunement justifiés linguistiquement car les masculins en -eur font, en français, leur féminin en -euse ou en -trice (les rares exceptions comme prieure ou supérieure proviennent de comparatifs latins dont les formes féminines et masculines sont semblables).
En revanche, en ce qui concerne les titres, les grades et les fonctions, au nom de la neutralité institutionnelle et juridique qui leur est attachée, l’Académie française recommande d’éviter, dans tous les cas non consacrés par l’usage, les termes du genre dit « féminin » et de préférer les dénominations de genre non marqué.
Une féminisation autoritaire et systématique pourrait aboutir à de nombreuses incohérences linguistiques. Brusquer et forcer l’usage reviendrait à porter atteinte au génie de la langue française et à ouvrir une période d’incertitude linguistique. C’est ce que l’Académie française a toujours voulu éviter et c’est pourquoi, au nom de l’usage, elle se réserve la possibilité d’enregistrer de nouveaux termes pourvu qu’ils soient bien formés et que leur emploi se soit imposé.
Vous pouvez également consulter sur le site de la D.G.L.F., le rapport de la Commission générale de terminologie et de néologie sur ce sujet."
http://www.academie-francaise.f....html#courriel
Je fais remarquer que la "période d'incertitude linguistique" que l'Académie veut éviter est précisément ce dans quoi l'allemand est désormais tombé.
(Cependant, tandis que la langue allemande est sans doute dans l'embarras, je répète que le problème de la féminisation ne se pose pas en tant que tel.)
Oui oui, c'est un sport communautaire...Je te donne un permis.
Mais franchement, «auteure» ne m'agace pas plus que ça, parce que je pense qu'il n'envahira pas la France. C'est trop moche !
Les Québecquois nous font souvent récemment des apports très chouettes comme «clavarder», mais là, ils se sont fourvoyés, en voulant se positionner comme une société plus politiquement correcte que la France.