
Je suis très moyennement d'accord là. Je ne suis pas hostile à l'utilisation de vocabulaire argotique, mais à condition que celui-ci ait déjà fait ses preuves, en entrant durablement dans les usages. Par exemple, des mots comme "kiffer", "relou" ou "meuf" sont utilisés par une part importante et variée de la population et me semblent valables. Mais "téma" est peu utilisé en-dehors des cités ou chez les plus de 16 ans, quant à "go" et "siroter", ils y sont carrément inexistants. Ces mots sont pour moi un langage codé utilisés par certains groupes de personnes, et ne peuvent pas être considérés comme étant entrés dans la langue française.

""Ces mots sont pour moi un langage codé utilisés par certains groupes de personnes"" > N'est-ce pas le propre de "l'argot" ?
S'il me faut justifier le libellé de cette phrase, je dirais que le seul intérêt réside dans le fait de la retranscrire identique à l'originale telle que prononcée par son auteur (ce n'est pas de moi, je précise), c'est-à-dire à l'état brut. Vouloir la recadrer dans les normes validées par l'Académie Française, c'est censurer la langue française dans son usage. Certes, un certain nombre de personnes s'expriment TRES mal en langue française qu'ils maîtrisent d'une manière discutable, mais combien sont-ils dans le monde à parler un Français académiquement parfait, doublé d'un accent standard (parisien) ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Argot_parisien
Le mot "go" existe (viendrait d'une langue africaine...) et le mot "siroter" (pour flirter) existe dans le français des Antilles et de Guyane.

Je ne prône pas l'usage d'un français uniquement académique, des mots comme "kiffe", "bite" ou "couilles", par exemple, sont très répandus et ne me posent aucun problème. Ce que je dis, c'est qu'il y a de nombreux mots qui vont et viennent, et ne restent pas. Par exemple, "se prendre une seringue" ou "wesh zyva le feou", ont été dit, mais par une portion hyper restreinte de la population, et pendant un temps hyper restreint.
Quant à la remarque sur l'accent, c'est complètement hors-sujet.